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Monsieur-Garde-à-Vous
J’étais sortie d’une histoire avec Monsieur-Stalker qui m’avait laissé quelque chose de très peu romanesque : de la peur. Pas la peur spectaculaire des films. Une peur moderne, nerveuse, beaucoup plus mesquine. Celle qui passe par les messages, les réseaux, les notifications, et cette sensation désagréable qu’un téléphone posé sur une table peut tout à coup devenir une fenêtre laissée ouverte. J’avais besoin de concret. Pas d’une citation sur les limites énergétiques posée su
6 min de lecture


Monsieur-Stalker
Je l’avais rencontré dans un lieu qui donnait envie de confondre élégance et bonne idée. Pas un bar pratique. Pas un de ces endroits où l’on finit devant des tapas tièdes en se disant que, de toute façon, on va rentrer seule, retirer son soutien-gorge avec soulagement et regarder une série policière en jugeant les vivants. Non. Un lieu au bord de l’eau, tout en lumière flatteuse et en horizon trop beau pour être honnête. Le genre d’endroit où l’on ne commande pas un verre, ma
7 min de lecture
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